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«La République est orpheline d'une de ses grandes voix»
Publié le 07-01-2010 par chroniques
 

 

Lefigaro.fr 07/01/2010 

Philippe Séguin (à gauche) au côté de Charles Pasqua en 1990.
Philippe Séguin (à gauche) au côté de Charles Pasqua en 1990. Crédits photo : AFP

RÉACTIONS - La classe politique, à droite comme à gauche, a immédiatement rendu hommage à Philippe Séguin, disparu jeudi matin.

Les réactions et les hommages se sont multipliés jeudi matin, après l'annonce de la disparition de Philippe Séguin.

Nicolas Sarkozy : le chef de l'Etat a salué dans un communiqué «une des grandes figures et des grandes voix de notre vie nationale». Lors de l'ouverture du colloque «Nouveau monde, nouveau capitalisme», à Paris, il a également affirmé que Philippe Séguin avait occupé pendant trente ans «une place centrale dans notre vie publique». Il l'a qualifié de «pur produit de cette République du mérite qu'il chérissait». «Il était mon ami, un ami très proche. Il va nous manquer», a conclu le président de la République.

François Fillon : le premier ministre, visiblement ému (voir vidéo ci-dessous), a estimé qu'il perdait «un ami» et que la France perdait «l'un de ses plus grands serviteurs» et «l'une de ses plus belles voix politiques», «toujours féconde, parfois tourmentée».

 

François Fillon rend hommage à Philippe Séguin :

Eric Besson, ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale : «Philippe Séguin était un grand républicain. Il était farouchement attaché à la France, à la nation, à la patrie, a affirmé le ministre jeudi matin sur Europe 1. C'est quelqu'un dont la voix, les colères parfois, vont beaucoup nous manquer.»

Martine Aubry, première secrétaire du parti socialiste : «Un très grand serviteur de l'Etat disparaît » et un «sage» dont «la voix était une référence et une boussole», a-t-elle estimé. L'ex-numéro deux du gouvernement Jospin juge que le premier président de la Cour des comptes était «un homme qui a marqué la vie politique par sa capacité d'indépendance, de résistance» et qui avait «une certaine idée de la France, un grand respect de la République».

Lionel Jospin, ancien premier ministre socialiste : «Je suis triste. C'était une forte personnalité, avec un fort caractère, a réagi l'ancien premier secrétaire du PS, ajoutant que Philippe Séguin était «un des seuls à rester dans la tradition gaulliste à un moment où le gaullisme était oublié à droite.» Il a également rendu hommage au «serviteur de l'Etat» et président de la Cour des comptes.

Charles Pasqua, ancien ministre de l'Intérieur : «C'était un ami très cher. C'était une grande personne», a-t-il estimé sur RTL. il s'est dit «bouleversé» par la disparition de l'ancien président de l'Assemblée nationale qui était «quelqu'un de foncièrement bon, mais passionné, sujet à des emportements quand il voyait que les choses allaient dans le mauvais sens».

Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP : «Philippe Séguin était un homme droit et passionné qui a consacré toute son énergie au service des autres. Sa mort sonne comme un coup de tonnerre, il nous plonge dans une profonde tristesse.»

Ségolène Royal, présidente PS de la région Poitou-Charentes a salué un «infatigable serviteur de l'Etat, gardien des valeurs républicaines». «Dans son rôle de président de la Cour des comptes, il avait su valoriser et renouveler cette institution avec l'exigence de la bonne gestion des deniers publics», ajoute l'ex-candidate à la présidentielle.

Bernard Accoyer : le président de l'Assemblée nationale a salué «une personnalité exceptionnelle, très riche par sa culture, ses convictions de républicain, de gaulliste, de démocrate, et son parcours était un parcours politique exemplaire de rigueur et d'honnêteté». «C'est évidemment une stupéfaction, une immense tristesse, c'est une très grande perte, a-t-il également souligné sur France Info. Il a été un grand président de l'Assemblée nationale. Il a profondément modifié le travail de l'Assemblée, il a crée la session unique».

Jacques Chirac : l'ancien président de la République a fait part de son «infinie tristesse» après la disparition de Philippe Séguin, disant perdre «un ami» et rendant hommage à «un homme d'honneur, un homme d'Etat d'une exceptionnelle intelligence».

Bertrand Delanoë : le maire socialiste de Paris, né comme Philippe Séguin en Tunisie, a salué un «grand républicain» et évoqué un partisan d'un «gaullisme presque social».

Roger Karoutchi, ancien secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement s'est dit «catastrophé» par cette nouvelle alors qu'il connaissait Philippe Séguin depuis plus de vingt ans et qu'il l'avait encore vu la semaine dernière. «La République est orpheline d'une de ses plus grandes voix et un de ses plus grands défenseurs», a-t-il affirmé.

Jean-Pierre Raffarin, ancien premier ministre : «C'était un homme à caractère exceptionnel, il n'avait peur de personne, il résistait à tout, il avait de fortes convictions et beaucoup de courage, beaucoup d'audace», a-t-il déclaré sur Radio Classique. «Non seulement c'était un orateur, mais il avait ce trait de caractère qui faisait de lui une personnalité à fort rayonnement dont le vide marquera la vie politique pendant des années», a-t-il ajouté.

François Bayrou, président du MoDem, a exprimé une «grande émotion» à l'annonce de cette disparition, qui «frappe par surprise». «C'est une figure qui va nous manquer, a-t-il précisé sur Europe 1, qualifiant Philippe Séguin de «républicain». Et d'ajouter : «Deuxième trait de caractère, il ne renonçait pas à combattre même s'il apparaissait seul contre tous.»

François Hollande, ancien premier secrétaire du Parti socialiste : «Nous sommes très triste de sa disparition, a-t-il affirmé sur Europe 1. Il faut garder de lui ce qu'il avait de mieux, c'est-à-dire sa liberté.»

Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel, a salué sur i-Télé un homme qui a marqué la vie politique «par sa capacité d'indépendance, de résistance» et qui avait «une certaine idée de la France, un grand respect de la République». «Il avait une exigence très haute, il voulait que l'Etat soit respecté et dans tous ses postes, aussi bien comme ministre, président de l'Assemblée nationale, premier président de la Cour de comptes, il a fait en sorte que les institutions de l'Etat soit respectées», a-t-il ajouté.

Valérie Giscard d'Estaing, ancien président de la République : «C'était une personnalité hors du commun, avec un grand talent et qui enrichissait le débat politique national, a-t-il affirmé sur RTL. Il avait des convictions fortes et était dans le sillon du gaullisme social. Chaque fois qu'il est passé quelque part, il a marqué fortement la fonction.»

Laurent Fabius, ancien premier ministre socialiste, a jugé jeudi que Philippe Séguin était «un homme des grandes causes» qui «n'aimait pas les querelles médiocres».

Jean-Marie Le Pen, président du Front national : il a salué «un homme de caractère, pupille de la nation», comme lui, et «un patriote qui condamnait le traité de Maastricht».

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Derrière la bataille des régionales, l'OPA hostile du PG sur le PCF
Publié le 22-12-2009 par chroniques
 
Gérald Andrieu - Marianne | Lundi 21 Décembre 2009
 

L’«autre gauche» est toujours en pleine négociation pour désigner ses têtes de listes pour les régionales. Mais c’est en Île-de-France que les discussions méritent d’être regardées de plus près. Là, le patron du PG et le dauphin de Marie-George Buffet se disputent la première place. Y aurait-il, par hasard, d’autres enjeux?



 

 
«Ça n’est pas possible que le Parti communiste ait 75% des têtes de listes et les autres formations 25%, explique Eric Coquerel, le monsieur « négociations » du Parti de gauche, Les gens ne comprendraient pas. Ils auraient le sentiment que le Front de gauche ne serait qu’une alliance autour d’un seul parti. Il faut que nous arrivions à trouver quelque chose de plus… “respectueux” ». Pas de trêve des confiseurs pour les tenants de « l’autre gauche ». L’union est un combat, dit-on. Et celui de la désignation des têtes de liste du Front de Gauche pour les régionales est loin d’être fini. Même si du côté du PG, on cite volontiers en exemple plusieurs avancées « positives » comme la désignation de Gérard Boulanger, l’avocat des parties civiles au procès Papon, pour conduire la liste en Aquitaine.

Mais c’est en Île-de-France que se joue la « bataille » la plus intéressante. Le PCF ne veut rien lâcher : ce sera Pierre Laurent, le numéro deux du parti, et personne d’autre. Un vote des militants communistes locaux est d’ailleurs venu sanctionner cette décision en fin de semaine dernière (86,3% des suffrages). Mais Jean-Luc Mélenchon la veut aussi, cette place. Il l’a dit avec force et au visage du principal intéressé, il y a quelques jours, lors de la Convention nationale du PG. Eric Coquerel, lui, se charge de le dire à nouveau aujourd’hui : « Nous pensons que Jean-Luc Mélenchon a toute la légitimité pour occuper cette place, pour rassembler plus largement qu’un autre. L’objectif, c’est de faire un score à deux chiffres et pas 6% à 7%... »

Derrière cette « bataille » pour la tête de liste en Île-de-France se joue une autre « bataille » : celle de « l’après régionales ». C’est en tout cas ce que l’on doit avoir à l’esprit du côté de la place du Colonel-Fabien. Céder aux exigences de Mélenchon en région parisienne, ce serait plonger dans l’ombre Pierre Laurent, le dauphin tout désigné de Marie-George Buffet. Ce serait mettre dans la lumière — plus qu’il ne l’est déjà — Jean-Luc Mélenchon. Ce serait, en quelque sorte, accepter la fleur au fusil l’OPA de Mélenchon sur le PCF. Cette OPA que la direction actuelle du Parti communiste redoute tant. Cette OPA à laquelle tout le monde songe sans jamais oser vraiment l’évoquer. Marie-George Buffet, par exemple, expliquait en milieu de semaine dernière, « que l'Ile-de-France, de par son histoire, [devait] être animée par une tête de liste du PCF ». Mais plus que pour son histoire passée, c’est pour l’avenir de son parti que la Secrétaire générale croit ne pas devoir laisser le champ libre au patron du PG en région parisienne...
 



 

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Schmid : « Il y a deux PS : un électoraliste et un qui travaille »
Publié le 22-12-2009 par chroniques
 

 

Affiches électorales pour le PS à Noisy-le-Grand, en Seine-Saint-Denis (Audrey Cerdan/Rue89)

Ce n'est pas le mouvement qui fera le plus du bruit au PS, mais il est symbolique.

Lucile Schmid, conseillère régionale d'Ile-de-France, a annoncé ce lundi dans Le Monde qu'elle démissionnait de son poste de vice-présidente du Laboratoire des idées du parti.

Ce dernier est censé faire travailler élus, intellectuels et experts de concert en vue d'élaborer le programme socialiste pour 2012.

Dans un entretien à Rue89, elle a accepté de mieux décrire le « malaise » qui l'a poussée à partir.

Pourquoi quittez-vous le Laboratoire des idées du Parti socialiste ?

Il y avait un malaise larvé. J'ai l'impression qu'il y a deux PS : un PS électoraliste et un PS qui travaille hors-sol. Or, ce n'est plus possible aujourd'hui, on ne peut plus déconnecter les questions de personnes de celles des idées. On ne peut pas s'habituer à ce que l'émergence d'idées soit une conséquence de la désignation des personnes.

En 2002, Lionel Jospin avait conçu son programme avec ses conseillers à Matignon. En 2007, Ségolène Royal s'était retranchée à Désirs d'avenir. Aujourd'hui, comme il n'y a pas de leader naturel qui émerge, on avait décidé de faire d'abord émerger des idées, mais visiblement ça ne marche pas.

Qu'est-ce qui bloque au Parti socialiste pour faire émerger de nouvelles idées ?

Ce qui bloque, c'est le fonctionnement interne du Parti socialiste. On l'a vu avec l'atelier du Laboratoire des idées cet été à La Rochelle. On ne nous ne parlait que du fonctionnement interne. Les militants étaient très nombreux à être présent, c'était même plein, mais ils nous disaient : ça ne marche pas dans ma section parce que mon responsable ne nous laisse nous exprimer, ils ne se réunissent qu'entre anciens militants, etc.

Que faut-il alors changer pour que ça finisse par bouger au Parti socialiste ?

Il faut absolument mettre fin au règne des motions. Pour la future Convention sur le nouveau modèle économique et social de Pierre Moscovici, il fallait trois coprésidents de chacune des trois principales motions à chaque atelier, c'est absurde ! Il faut donner la priorité aux compétences, pas aux motions.

Le PS doit aussi regarder partout à gauche. Aujourd'hui, il existe bien d'autres lieux où pourrait réussir cette alliance d'élus, d'intellectuels, de représentants associatifs, de la société civile… Il y a Europe Ecologie, des collectifs sur les libertés publiques, des syndicats…

Allez-vous complètement démissionner du Parti socialiste ?

Non, je ne quitte pas le PS, je quitte mes responsabilités de numéro deux au Laboratoire des idées et le secrétariat national. Je me sens toujours socialiste. Mais j'ai pu mesurer qu'au moment de mon éviction des listes pour les régionales que le fait de dire que l'on préférait parler des idées et des convictions au PS était davantage un handicap.

Justement, n'est-ce pas plutôt cette éviction qui est à l'origine de votre retrait ?

Evidemment, j'ai été très déçue. Les militants socialistes ont voté en octobre pour la parité totale et contre le cumul des mandats. J'ai donc demandé à être tête de liste dans les Hauts-de-Seine et je me suis faite totalement évincée. Le PS ne met pas en application ce qu'il vote. L'un des arguments qui a aussi été élevé contre moi est que je suis une intellectuelle. Non seulement ce n'est pas vrai, mais c'est inquiétant.

Je ne veux cependant pas être dans la rancoeur permanente. J'ai un métier par ailleurs, je ne dépends pas du Parti socialiste. Il y a également une dimension de liberté dans cette démission.

Photo : affiches électorales pour le PS à Noisy-le-Grand, en Seine-Saint-Denis (Audrey Cerdan/Rue89)

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Les sénateurs bénéficient d'un régime spécial de retraite «trop bien» géré
Publié le 22-12-2009 par chroniques
 

 

Olivier Auguste 21/12/2009 |
 
Les sénateurs sont assis sur un tas d'or. Leur très généreuse caisse de retraite disposait, fin 2008, de 575 millions d'euros de réserves. De quoi financer 23 années de prestations ! C'est ce que révèle une étude de Sauvegarde retraites, dont Le Figaro dévoile le contenu en exclusivité.

L'association, qui entend promouvoir l'équité entre la retraite des salariés du privé et celle des autres actifs (fonctionnaires, ressortissants des régimes spéciaux…), s'appuie sur des ­documents officiels, publics ou non. Elle souligne le «rendement hors norme» du régime du Sénat : compte tenu de l'espérance de vie et de son âge de départ en retraite (67,5 ans), un sénateur «moyen» percevra, avant son décès, 4,90 euros de pension pour chaque euro cotisé pendant sa carrière - contre 1 euro de pension environ pour un salarié du privé et 2 pour un fonctionnaire.

Un ex-sénateur ayant effectué un unique mandat de six ans ­perçoit ainsi 1 932 euros de retraite mensuelle. Soit «30 % de plus que la retraite moyenne d'un salarié du privé après une carrière complète», relève Sauvegarde retraites. Seule condition, presque toujours remplie : avoir cotisé double, comme tout sénateur en a la possibilité pendant ses quinze premières années dans la «maison» (480 euros de cotisation «salariale» par mois). La réversion (retraite de veuf et veuve d'élus) est aussi bien plus favorable que dans le régime général. Enfin, «les plus vernis sont les sénateurs issus de la fonction publique (39 % de l'Hémicycle)», écrit Sauvegarde retraites. Ils peuvent continuer à cotiser 7,85 % du salaire qu'ils auraient touché dans leur administration d'origine, l'État ajoutant 60,14 % comme pour tous ses agents. Au final, ils cumulent donc retraite pleine de fonctionnaire et retraite de sénateur, sans plafond.

Et pourtant, malgré cette apparente générosité, la caisse des sénateurs n'affiche aucun déficit, malgré sa mauvaise situation démographique : 1,7 pensionné pour 1 cotisant (contre 1 retraité pour 1,4 actif dans le régime général). Par quel miracle ? Un soutien massif des contri­buables ? Pas vraiment : la cotisation «employeur», versée par le ­Sénat, représente 2,4 fois la ­cotisation «salariale» des sé­nateurs. C'est davantage que dans le privé mais nettement moins que dans la fonction publique ou tout autre régime spécial (pour les députés, le contribuable verse 7 fois plus que les élus eux-mêmes !).

Tout vient du fait, selon Sauvegarde retraites que le régime des sénateurs est «remarquablement géré». Reposant sur la capitalisation collective (1), il mène tous les trois ans un audit au cours duquel il actualise ses prévisions et lance des appels d'offres pour sélectionner les gestionnaires de ses fonds. De fil en aiguille, depuis sa naissance en… 1905, il a cumulé une «cagnotte» dont la composition n'est pas connue mais qui s'élevait fin 2008 à 575 millions d'euros - compte tenu de la crise financière, une provision pour dépréciation a toutefois prudemment été passée, ramenant la valeur comptable de ces réserves à 484 millions. Résultat : les seuls intérêts générés par ces placements assurent plus de la moitié des pensions versées chaque année.

 

Une cagnotte de 1 milliard d'euros en 2050

 

Une performance telle que - et il s'agit de la seule critique de Sauvegarde retraites - la part «employeur» devient «non seulement amorale mais inutile. À quoi bon conserver une subvention qui ne fait que grossir des réserves qui augmentent à vue d'œil, d'année en année ?». Selon les calculs de l'association, placée au taux raisonnable de 4 %, cette cagnotte atteindra 1 milliard d'euros en 2050…

(1) Sauvegarde retraites ne cache pas qu'elle milite pour l'introduction d'une dose de capitalisation dans le régime général, qui repose actuellement sur la répartition, NDLR.

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Identité : l’appel antidérapages
Publié le 21-12-2009 par chroniques
 

 

Politiques 21/12/2009

 

SOS Racisme réclame la fin des réunions publiques lancées par Eric Besson.

Nicolas Sarkozy a beau clamer que le débat sur l’identité nationale est «particulièrement noble», de nombreuses voix s’élèvent pour en demander la suspension, voire y couper court.

A preuve, la pétition initiée par SOS Racisme que Libération publie en exclusivité, qui enjoint le Président à «mettre un terme» à ce débat. Les signataires pointent notamment les multiples dérapages de ces derniers jours : «La preuve n’est plus à faire que le débat sur l’identité nationale […] est un facteur de haine et de désunion, là où notre pays devrait s’atteler à cultiver le vivre ensemble», dénoncent ces quelque 140 personnalités (dont trois anciens Premiers ministres, Pierre Mauroy, Laurent Fabius, Lionel Jospin, des socialistes comme Martine Aubry, Vincent Peillon, François Hollande ou Jean-Louis Bianco, des Modem, tels Corinne Lepage ou Jean-Luc Bennahmias, des chefs de parti comme Cécile Duflot et Marie-George Buffet, et nombre d’artistes et d’intellectuels).

Mais il n’y a pas qu’à gauche que l’on juge négativement cette discussion lancée fin octobre. Alain Juppé a expliqué hier, dans le Parisien, que «la question "qu’est-ce qu’être français ?" ne se pose pas vraiment». Puisque la réponse est connue et tient en trois mots,«liberté, égalité, fraternité», qui, selon lui, «restent d’une actualité totale».

 

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«Arrêtez ce débat, Monsieur le Président !»
Publié le 21-12-2009 par chroniques
 

 

SOS racisme lance une pétition pour réclamer l'abandon du débat sur l'identité nationale lancé par le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale Eric Besson, et prévu pour courir jusqu'au 4 février. En voici le texte:

«Depuis le 2 novembre 2009, la France a été entraînée, malgré elle, dans les tourments d’un débat sur l’identité nationale. De nombreuses voix s’étaient pourtant élevées pour avertir que le lien posé d’emblée entre l’immigration et l’identité nationale était de nature à libérer une parole au «mieux» stigmatisante, au pire raciste.

Malheureusement, ces prédictions apparaissent aujourd’hui se situer bien en-deçà d’une réalité inquiétante et nauséabonde. En effet, depuis plusieurs semaines, les débats sur l’identité nationale sont apparus comme des espaces de libération d’une parole raciste, prompte à remettre en cause, de façon insidieuse ou explicite, la légitimité de la présence sur le sol national de catégories entières de la population.

Un nombre substantiel de réunions nous font honte tant les propos qui y sont tenus heurtent nos consciences de républicains et de démocrates, attachés aux valeurs du vivre ensemble. Propos violents envers les immigrés et leurs enfants, vision caricaturale des «jeunes de banlieue», obsession autour de la figure du musulman comme euphémisation d’un racisme anti-arabe qui n’ose plus s’exprimer en ces termes: voilà quelles semblent être les principales réflexions qui émergent des réunions tenues sur le territoire.

Pire, des responsables politiques de premier plan ont cédé au tropisme de la stigmatisation. Ainsi, il y a quelques jours, une Ministre de la République, Nadine Morano, livrait en creux sa vision du musulman, essentialisé dans la position de celui qui refuse de s’intégrer à la Nation, fût-il français.

La technique consistant, face aux tollés soulevés par de tels propos, à expliquer que ces derniers ont été mal compris ne doit pas faire illusion. La preuve n’est plus à faire que le débat sur l’identité nationale, bien loin de renforcer l’adhésion aux valeurs de la République, est un facteur de haine et de désunion, là où notre pays devrait s’atteler à cultiver le vivre ensemble. Un vivre ensemble trop fragile pour qu’il soit affaibli à travers un débat qui, posé en ces termes, ne pouvait finalement rien produire d’autre.

Face à cette réalité qu’il est inutile de vouloir camoufler, il est tout aussi inutile de sortir la carte du «peuple dont l’expression est légitime». Car, dans notre pays comme dans toutes les grandes démocraties, le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit. À cet égard, les propos racistes tenus dans des réunions organisées par les préfectures sont d’autant plus graves que l’Etat vient apposer sa légitimité à l’expression de pensées qui n’ont pas lieu d’être dans l’espace public.

C’est pourquoi nous vous demandons, Monsieur le Président de la République, de mettre un terme à ces réunions, sans quoi la République française que vous représentez aura fait le choix de laisser se tenir en son sein et avec son assentiment un débat de nature à briser durablement les fondements de notre vivre ensemble.»

La pétition «arrêtez ce débat» est à signer en ligne ici.

 

Les premiers signataires:

Ameziane ABDAT, président de l'association Zy Va; Isabelle ADJANI, comédienne; Pierre AIDENBAUM, maire du 3ème arrondissement de Paris; Jean-François AMADIEU, professeur Université Paris 1; Pouria AMIRSHAHI, secrétaire national du PS chargé des droits de l’homme; Nathalie ANDRE, réalisatrice; Mouloud AOUNIT, co-président du MRAP; Pierre ARDITI, comédien; Gérard ASCHIERI, secrétaire général de la FSU; Eliane ASSASSI, sénatrice de Seine-Saint-Denis (PCF); David ASSOULINE, sénateur de Paris (PS); Yvan ATTAL, comédien; Martine AUBRY, première secrétaire du Parti Socialiste, maire de Lille; Clémentine AUTAIN, co-secrétaire de la fondation Copernic; Josiane BALASKO, cinéaste; Massira BARADJI  porte parole de la FIDL; Claude BARTOLONE, président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis; Pierre-Louis BASSE journaliste - écrivain; Eric BASSET, producteur; Djamel BEN SALAH, cinéaste; BENABAR chanteur; Ghaleb BENCHEIKH, théologien; Jean BENGUIGUI, comédien; Yamina BENGUIGUI, réalisatrice - adjointe au Maire de Paris; Jean-Luc BENNAHMIAS, député européen, vice-président du Modem; Pierre BERGE, président de la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent; Charles BERLING, comédien - réalisateur; Jean-Louis BIANCO, député et président du Conseil général des Alpes de Haute-Provence; Martine BILLARD, députée, porte parole du Parti de Gauche; Jane BIRKIN comédienne; Nicole BORVO COHEN-SEAT, sénatrice de Paris (PCF); Farid BOUDJELLAL, dessinateur; Ali BOUGHERABA, humoriste; Michel BOUJENAH, humoriste; Pascal BREITH président du Paris Foot Gay; Marie-George BUFFET, secrétaire national du Parti Communiste, députée, ancienne ministre; Dominique BURDOT, éditeur; CALI, chanteur; Gwénaële CALVES, Professeur Université  de Cergy-Pontoise; Jean-Christophe CAMBADELIS, député de Paris (PS) ; CARTOUCHE, humoriste; Philippe CASTEL, porte-parole de l’Inter-LGBT; Christian CHARRIERE BOURNAZEL, bâtonnier de l'Ordre des avocats du barreau de Paris; Noëlle CHATELET, écrivain, universitaire; Pascal CHERKI, maire du 14e arrondissement de Paris; Daniel COHN-BENDIT, député  européen; Eric COQUEREL, secrétaire national du PG; Geneviève DE FONTENAY, présidente du Comité Miss France; Jerôme DEGUEY, musicien- compositeur ; Magloire DELCROS-VARAUD, acteur; Karima DELLI, députée européen; Laurianne DENIAUD, présidente du MJS; Jean-François DEREC; Harlem DESIR député européen; Manu DI BANGO, chanteur; Marc DOLEZ Député du Nord (PG) Boris DOLIVET, cinéaste, co-scénariste des Lascars; Philippe DOUCET, maire d'Argenteuil Mohammed DRIDI Ancien Champion du Monde de Kickboxing; Jean-Pierre DUBOIS, président de la Ligue des droits de l'Homme; Cécile DUFLOT, secrétaire nationale des Verts, porte-parole d’Europe-Ecologie; Laurent FABIUS, ancien Premier Ministre, député; Eric FASSIN Sociologue - ENS Michel FEHER philosophe - Président de Cette France-là; Dan FRANCK, écrivain; Elodie FRENCK comédienne; Laurent GIOVANNONI Secrétaire général de la Cimade; Daniel GOLDBERGDéputé de Seine-Saint-Denis (PS), Romain GOUPIL, comédien; Raphael HADDAD, ancien Président de l’UEJF; Marek HALTER, écrivain; Clara HALTER, plasticienne; Pierre HENRI, président de France Terre d'Asile; Anne HIDALGO, première adjointe au maire de Paris; Catherine HIEGEL, sociétaire de la Comédie française; François HOLLANDE, député, président du Conseil général de Corrèze; Robert HUE, sénateur, président du MUP; Lionel JOSPIN, ancien Premier ministre; Esther KAMATARI, ancien mannequin; Tcheky KARYO, comédien; Taïg KHRIS, champion du monde de roller; Thomas KIRSZBAUM, sociologue - IEP- ENS Cachan; Jean-François KLEIN, historien INALCO; Nicolas KLOTZ, cinéaste; Patrick KLUGMAN, avocat au Barreau de Paris, conseiller de Paris; Richard KOLINKA, musicien; LAAM, chanteuse; Valérie LANG, comédienne; Jack LANG, député du Pas-de-Calais (PS), ancien ministre; Jacques LE GOFF, historien; LE KAFEAR, La Brigade- artiste; Alain LE VERN, président du conseil régional de Haute-Normandie, Corinne LEPAGE, députée européen; Serge LE PERON, cinéaste; Nolwenn LEROY, chanteuse, Claude LEROY, entraîneur; Nikita LESPINAS, comédienne; Bernard-Henri LEVY, Ecrivain; Vincent LINDON, comédien; Philippe LIORET, cinéaste; Patrick LOZES, président du CRAN; Benoit MAGIMEL comédien; Jacky MAMOU, président du Collectif Urgence Darfour; Stéphane MAUGENDRE, président du GISTI; Pierre MAUROY, ancien Premier ministre; Sandrine MAZETIER, députée; Jean-Luc MELENCHON, député  européen, président du Parti de Gauche; André MIQUEL, historien; Jean-Pierre MOCKY, cinéaste; Marie-José MONDZAIN philosophe; Mathilde MONNIER, chorégraphe; Alain MONOD, avocat au conseil; Bernard MONTIEL, animateur - comédien; Laurent MULLER, éditeur; Vincent PEILLON député européen; Patrick PELLOUX, président de l'Amuf; Elisabeth PERCEVAL, cinéaste; Sébastien PIETRASANTA, maire d'Asnières; Denis PODALYDES, cinéaste; Jean-Baptiste PREVOST, président de l’UNEF; Franck PUPUNAT, secrétaire national du PG et fondateur d'Utopia; Firmine RICHARD, comédienne; Pierre ROSANVALLON historien; Elisabeth ROUDINESCO, psychanalyste; Daniel SABBAGH universitaire; Richard SANCHEZ, membre du CN du PCF, président de Fier-e-s Révolutionnaires; marjane SATRAPI, Dessinatrice; Arielle SCHWAB, présidente de l’UEJF; Mohamed SIFAOUI, journaliste; Yves SIMON, écrivain et compositeur; Danielle SIMONNET, secrétaire nationale du PG; SMAïN, humoriste; Dominique SOPO, président de SOS Racisme; Benjamin STORA, historien; Fodé SYLLA, membre du Conseil Economique et Social; Benoit THIEULIN, La Netsquad; Samuel THOMAS, président de la Fédération des maisons des potes, Stéphane TROUSSEL, vice-président du Conseil général de Seine-Saint-Denis; Manuel VALLS, député- Maire d'Evry; Dominique VOYNET, Sénatrice - Maire de Montreuil; Lambert WILSON, comédien; Medhi YAZI-ROMAN, conseiller municipal à  Pantin; Baki YOUSSOUFOU, président de la Confédération Etudiante, Malik ZIDI, somédien.

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Les Universités d'été des Jeunes centristes du 28 au 30 Août 2009 à Agen
Publié le 17-08-2009 par valerie-lorin
 

Les 28, 29 et 30 août 2009 se sont tenus les universités d'été des jeunes centristes. Nous avons été accueillis dans un magnifique cadre : "le Domaine d'Albret" et sous un soleil radieux par Jean Dionis du Séjour, député maire d'Agen. Près de 1 000 personnes étaient réunies. De nombreuses tables rondes ont permis de débattre sur les sujets d'actualité: le développement durable, la crise, les libertés etc...

Cette édition fut une réussite et nous pouvons saluer les jeunes organisateurs et les remercier.

Vous pouvez retrouver l'intégralité des discours de clôture  d'Hervé MORIN et de Damien ABAD en cliquant sur les images ci-dessous

         

 

Nous vous donnons rendez vous en 2010 pour une prochaine édition des Universités d'été du Nouveau Centre.

 

 

 

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La crise favorise la montée en puissance de la finance "éthique"
Publié le 14-08-2009 par valerie-lorin
 

 

LEMONDE.FR | 13.08.09 | 16h19
 
Si la finance "éthique" ne date pas de la crise, celle-ci pourrait en tout cas lui donner la visibilité dont elle manque. Lassés de ne pas savoir où disparaissent leurs placements, agacés par les profits réalisés à leurs dépens, nombreux sont les Français qui se tournent vers les placements estampillés "responsables", "durables" ou "solidaires". Ces différentes appellations recouvrent cependant des réalités très différentes.
 
L'investissement social et responsable : le premier pas
Plus communément désignée par le sigle ISR, c'est la partie la plus visible de la finance éthique. Poussés par l'engouement pour les thématiques liées au développement durable, les grandes banques ont toutes mis en place des fonds de placement contenant des actifs liés à des entreprises ayant pris des engagements en termes d'environnement, de responsabilité sociale et de bonne gouvernance. Ces fonds se sont multipliés depuis les années 1990 etfont désormais partie intégrante de l'offre des banques.
 
La transparence de ces produits reste par contre limitée. Le caractère social et responsable des entreprises qui proposent des titres est en principe évalué par des agences de notation extra-financières dont l'indépendance n'est pas toujours garantie. Autre frein à leur développement, les fonds ISR sont encore mal connus au sein même du monde bancaire. Une étude (PDF) réalisée par Altédia Investment Consulting et rendue publique en juillet montre pourtant que les fonds ISR résistent bien en contexte de crise : leurs performances sont en ligne avec les indices de référence et leur volatilité est légèrement moins forte que celle des fonds traditonnels.
 
Finance solidaire: pour s'engager sur des projets concrets
A ne pas confondre avec l'investissement social et responsable, la finance solidaire permet aux investisseurs d'affecter leur épargne à des projets concrets et clairement identifiés. Par l'intermédiaire de produits financiers développés soit par des banques coopératives (Crédit coopératif, Banque populaire – Caisse d'épargne...), soit par des organismes spécialisés comme la NEF (Nouvelle Economie fraternelle), l'investisseur peut affecter son épargne, ainsi que tout ou partie de son produit, au soutien d'initiatives diverses : création d'entreprise, logements sociaux, projets de solidarité internationale...
"Nos rendements sont inférieurs à ceux des placements classiques, mais au moins nos performances sont en phase avec l'économie réelle", explique Guillaume Légaut, directeur de
 
Finansol, la principale association de banques et d'établissements dédiés à la finance solidaire. "La plupart de nos produits rapportent entre 2 et 5 %", précise-t-il. C'est peu, et pourtant ça marche. La crise a vraisemblablement donné un coup de pouce au développement de ces investissements. En 2008, la collecte sur les produits d'épargne solidaire a augmenté de 34 % en volume selon les chiffres de Finansol. Au moment même où les échanges sur les places boursières s'effondraient. La NEF a quant à elle enregistré une hausse de 27 % des dépôts en 2008 et compte actuellement vingt-trois mille sociétaires.
La finance solidaire est néanmoins en quête de visibilité. "Nous avons fait pression auprès du gouvernement pour qu'elle ait une place dans les plans d'épargne salariale", souligne Guillaume Légaut. Avec succès : la loi de modernisation de l'économie de 2008 oblige désormais les entreprises à proposer au moins un placement solidaire dans leurs plans d'épargne. Si l'on y ajoute la multiplication des produits disponibles sur le marché – "il y a eu autant de produits créés sur les deux dernières années que pendant les quinze années précédentes", précise Guillaume Légaut –, la finance solidaire semble s'installer durablement dans le paysage bancaire français.
 
Banques solidaires : un engagement total
Troisième et dernier stade de la finance éthique : les banques coopératives, qui en plus de proposer des placements prévoient également des comptes chèques, des cartes de paiement et des outils de tenue de compte en version "solidaire". Le Crédit coopératif, pionnier en la matière, accueille depuis une quinzaine d'années une clientèle de particuliers, après s'être longtemps limitée aux personnes morales. La banque a fait état en 2008 d'une augmentation de 10 % de sa clientèle, selon un porte-parole, portant le nombre de ses sociétaires à trente mille. Un chiffre encourageant dans un contexte aussi peu favorable.
 
Pour en savoir plus :
 
Audrey Fournier
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Home ou comment instrumentaliser une défaite électorale !
Publié le 11-06-2009 par SBOIXEL
 

Home ou comment instrumentaliser une défaite électorale !A peine le temps de savourer l’excellent score enregistré vendredi soir lors de la diffusion du film Home, que les écologistes essuient déjà quelques critiques. Hier soir, lors des résultats de l’élection européenne, les partis perdants, notamment le Modem et le FN n’ont pas tardé à désigner des coupables. Selon eux, la liste Europe Ecologie a bénéficié de la diffusion du film plaidoyer de Yann Arthus-Bertrand…

8,3 millions de téléspectateurs soucieux de connaître l’état de la planète. « Un score épatant », selon son réalisateur. Et l’étonnement ne s’arrête pas là. Pour la seule journée de vendredi, le film a totalisé 40 000 entrées au cinéma. Rayon DVD, Home réalise le troisième meilleur démarrage de vente du pays. Des images magnifiques, un commentaire choc. Le poids des mots associé à la beauté des images…la recette magique concoctée par Yann Arthus-Bertrand, Luc Besson et François-Henri Pinault. Des résultats épatants à la hauteur de l’enjeu. L’argument écologique n’est plus qu’un simple faire-valoir, il est un véritable sujet de société. On ne peut plus, on ne doit plus gaspiller les ressources dont les générations futures auront besoin, il est question de la survie de l’humanité.

 

Une technique de manipulation à l’encontre du FN

Ces chiffres à faire tourner les têtes ont d’ores et déjà fait grincer quelques dents. A peine les résultats de l’élection européenne connus et les déroutes politiques confirmées, certains partis n’ont pas hésité à désigner LE coupable : Home. La diffusion du film catastrophe deux jours avant l’élection est tout sauf un hasard pour le Modem et le Front National. Ces deux là ont sévèrement chuté aux élections et tentent le tout pour le tout pour garder la face.

Marine Le Pen n’a pas mâché ses mots. Manipulation, crie-t-elle ! « Je tiens à dire que je ne suis pas dupe de la manipulation qui a consisté à faire passer à une très grande échelle le film d’Arthus-Bertrand. Je pense que tout cela était réfléchi, précisément pour pousser Europe Ecologie », avance-t-elle. Soutenu bien évidemment par son père, qui, lui, ne sachant qu’invoquer pour expliquer la déroute de son parti, a passé les quatre premières minutes de sa prise de parole sur France2 a s’étonner qu’on ne lui donne jamais la parole !

L’écologie suscite l’intérêt des électeurs

Les bassesses politiques n’ont donc pas de limites. Home responsable de la défaite électorale de certains ou comment tenter d’expliquer un revers cuisant auquel on ne s’attendait pas ! Du même acabit que les critiques faites à l’encontre de Nicolas Sarkozy d’avoir instrumentalisé l’anniversaire du débarquement pour faire triompher son parti ! Pour Daniel Cohn-Bendit, la seule explication aux bons résultats de son mouvement tient en un mot : la campagne. « La meilleure » qui soit.

Trouver un coupable pour ne pas se remettre en question, en politique, c’est banal. Accuser la cause écologiste, c’est effrayant et irresponsable. Le développement durable a gagné, ceux qui ne l’ont pas pris en compte s’en mordent les doigts. Mais même si la cause est juste et même si le film a effectivement profité à Europe Ecologie, on ne peut que s’en réjouir. « Cela veut dire que les gens se passionnent pour l’environnement. Que tous les partis s’y mettent un peu plus et ils auront plus de voix », a lancé Yann Arthus-Bertrand, pour clôre ce faux débat. Qui veut expliquer au Modem et au FN que pour rallier plus de sympathisants à leur cause, nier l’impact écologique n’est certainement pas une méthode efficace ?

source  : http://www.developpementdurable.com/politique/2009/06/A1928/home-ou-comment-instrumentaliser-une-defaite-electorale.html

 

 

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Le premier webcafé de Damien Abad le 05 mai 2009
Publié le 27-04-2009 par SBOIXEL
 

 

Le premier webcafé de Damien Abad aura lieu le 05 mai 2009 de 19h30 à 21h sur le videochat de www.politicvisio.com

A vos souris ! Damien compte sur nous !

 

Présentation de Damien ABAD,  chef de file Nouveau Centre en région Sud-Ouest


damien.jpgNé le 5 Avril 1980 à Nîmes dans le Gard, âgé de 28 ans, Damien ABAD s’est très tôt passionné pour l’action publique et la promotion de l’intérêt général.

Ce petit-fils de mineur, doté d’une forte personnalité, est handicapé physique. Démontrant que son handicap est davantage une force qu’un obstacle, il s’attache à mener la vie la plus normale qu’il soit.

Animé d’une volonté hors du commun, il pratique notamment la natation, le ski de fond, le tennis de table (classé avec les valides) ou encore le football.

Diplômé de Sciences Po Paris, admissible à l’ENA, il devient chargé d’études sur les questions budgétaires et fiscales au Groupe UDF puis au Groupe Nouveau Centre à l’Assemblée nationale.
Depuis le 2ème semestre 2008, il est également maître de conférences en Finances publiques à Sciences Po Paris.

Son premier engagement politique débute lors des élections législatives de Juin 2007. Défendant les couleurs du Nouveau Centre, il obtient, en seulement 8 jours, sans permanence ni réunion publique, 3,2% des voix.
Ainsi, il termine 1er des "petits" candidats du Nouveau Centre.

En Mars 2008, il est élu à la ville de Vauvert, dans le Gard.

En Mai 2008, lors du Congrès fondateur du nouveau Centre à Nîmes, il a été élu à la quasi-unanimité Président des Jeunes Centristes, mouvement jeune rattaché au Nouveau Centre.

Il vient d’être nommé chef de file Nouveau Centre pour les européennes en région Sud Ouest.

Passionné de sports et de découvertes, il est très attaché à la culture de sa Camargue natale.

 
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Jean Arthuis en direct live du Sénat sur le videochat
Publié le 03-04-2009 par NETWORKVISIO
 

Jean ARTHUIS

Sénateur de la Mayenne
Président de l’Association nationale « Rassembler les centristes »
 
Vous invite à participer en direct sur www.politicvisio.com au Colloque
 
« L'Europe dans la crise »
 
Le samedi 4 avril 2009 de 10h00 à 13h00
au Sénat – Salle Clémenceau
 
Programme
 
 
Modérateur : Benoit Pernin
 
10h00 :           Discours d'ouverture de Jean Arthui
                      Sénateur de la Mayenne - Président  
                      de"Rassembler les centristes"
 
10H15 :           Propos introductifs de Jean-Dominique Guilian 
                      Président du Conseil d'Administration de la
                      Fondation Robert Schuman
 
10h30-11h30 :            Table ronde n° 1 : Les réponses de l'Europe
 
Participants :
 Noëlle Lenoir - Avocate et Ancien Ministre des Affaires européennes
 Vincent de Beaufort - Professeur à l'ESSEC
 Denis Badré - Sénateur des Hauts-de-Seine - Vice-Président de la Commission des affaires européennes du Sénat
   Animateur : Antoine Buéno
 
11h30- 11h45 :           Echanges avec la salle
 
11h45- 12h30 :           Table ronde n° 2 : L'Europe qui protège
 
Participants :
Janelly Fourtou - Députée européenne
Jean-Marie Cavada - Député européen
Jean-Marie Belin - Directeur du développement européen et des affaires extérieures - France 3
    Animateur : Antoine Buéno
 
12h30- 12h45 :           Echanges avec la salle
 
12h45-13h00 :            Conclusion de Thierry Cornillet
Député européen
Secrétaire général de "Rassembler
les centristes"
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